
Vous avez posé des pièges. Attrapé deux souris. Et pourtant, les crottes continuent d’apparaître sous l’évier. La semaine dernière, j’ai reçu un appel d’une propriétaire de Repentigny dans exactement cette situation. Trois semaines de pièges achetés chez Canadian Tire, deux prises, et l’impression que ça empire. Son erreur ? La même que 90 % des gens que je dépanne : traiter les symptômes sans trouver la source.
L’essentiel en 30 secondes
- Le DIY disperse souvent les nuisibles sans régler le problème à la source
- Un pro certifié identifie les points d’entrée invisibles et traite à la racine
- Coût au Québec : entre 200 $ et 1 200 $ selon l’infestation, garantie écrite incluse
- Avant de choisir : vérifiez certification CD5, garantie et avis clients
Ce que vous risquez en tentant l’extermination vous-même
J’ai accompagné Luc, 52 ans, propriétaire d’un bungalow à Mascouche. Trois mois qu’il posait des pièges à souris. Chaque semaine, il en attrapait une ou deux. Chaque semaine, les traces revenaient. Quand je suis arrivé chez lui, j’ai trouvé le problème en moins de dix minutes : trois trous de la taille d’un dix sous autour des tuyaux de plomberie, directement connectés à l’extérieur. Ses pièges fonctionnaient parfaitement. Mais tant que les portes restaient grandes ouvertes, les souris entraient plus vite qu’il ne les attrapait.
L’erreur classique que je rencontre sur la Rive-Nord : les propriétaires achètent des bombes insecticides ou des pièges, traitent ce qu’ils voient, et se demandent pourquoi ça revient. Ce que les gens ne réalisent pas, c’est qu’une souris femelle devient mature à 6 semaines et peut vivre 2 à 3 ans dans une maison tempérée. Le temps que vous attrapiez la mère, ses petits sont déjà adultes.
Ce que les produits du commerce ne vous disent pas
Les bombes insecticides et pièges grand public traitent les nuisibles visibles. Le nid, lui, reste intact. J’ai vu des infestations de fourmis charpentières s’étendre à deux ou trois pièces supplémentaires après qu’un propriétaire a pulvérisé un produit qui a simplement dispersé la colonie. Résultat : un problème localisé devient un problème généralisé.
Soyons clairs : si vous voyez des nuisibles en plein jour, le problème dépasse probablement ce que vous pouvez gérer seul. Les rongeurs et insectes sont nocturnes par nature. Quand ils se montrent le jour, c’est que la population est trop nombreuse pour se cacher.
Les 4 avantages concrets d’un exterminateur certifié
Un exterminateur qui détient sa certification CD5 n’a pas juste suivi une formation. Selon la réglementation québécoise sur les pesticides, il a passé un examen du MELCCFP et doit renouveler ses compétences régulièrement. Ce n’est pas un détail administratif : c’est la garantie qu’il connaît les produits, leurs dosages et leurs risques.
4 raisons concrètes de faire appel à un pro
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Diagnostic complet invisible à l’œil nu
Un technicien formé repère les points d’entrée que vous ne voyez pas : fissures dans le solage, joints de plomberie mal scellés, soffites endommagés. Chez Luc à Mascouche, trois accès cachés alimentaient l’infestation depuis des mois.
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Accès à des produits homologués efficaces
Les pros utilisent des produits approuvés par Santé Canada qui ne sont pas vendus au grand public. Ces formulations ciblent les nuisibles sans disperser les colonies. Impossible d’y accéder sans certification.
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Traitement à la source, pas aux symptômes
Un pro ne pose pas juste des pièges. Il identifie le nid, traite la colonie et colmate les accès. C’est la différence entre attraper quelques individus et éliminer le problème. Les techniciens qui suivent une formation professionnelle en désinsectisation et dératisation apprennent à penser comme le nuisible pour anticiper ses déplacements.
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Garantie écrite et suivi inclus
Un exterminateur sérieux offre une garantie écrite. Si le problème revient dans les délais prévus, il repasse sans frais. Essayez d’obtenir ça avec une bombe achetée au dépanneur.

Selon une étude du Ministère de la Santé du Québec, environ 40 000 ménages québécois sont touchés par les punaises de lit, avec un taux de 3 % sur l’Île de Montréal. Parmi les facteurs de recrudescence identifiés : les « stratégies inadéquates d’extermination ». Autrement dit, les tentatives maison qui échouent.
Comment reconnaître un exterminateur vraiment qualifié

Sur le terrain, je vois souvent des gens qui ont appelé « un gars » trouvé sur Kijiji et qui se retrouvent avec un problème pire qu’avant. Pas de garantie. Pas de certification. Parfois même, des produits périmés ou mal dosés. Avant de signer quoi que ce soit, posez les bonnes questions.
Selon les critères d’adhésion de l’AQGP, un exterminateur professionnel doit détenir le certificat CD5, le permis C5 pour travaux rémunérés, et une assurance responsabilité d’au moins 1 million de dollars. Ces critères ne sont pas négociables.
6 critères pour choisir votre exterminateur
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Certification CD5 vérifiable auprès du MELCCFP
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Garantie écrite avec durée et conditions précises
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Inspection sur place avant tout devis (méfiez-vous des prix au téléphone)
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Explication claire du traitement proposé et des produits utilisés
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Avis clients vérifiables sur Google ou les réseaux sociaux
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Assurance responsabilité civile en cas de dommages
Un exemple d’entreprise établie qui répond à ces critères dans la région de Terrebonne : amtech2000extermination.com, en activité depuis 1977. Ce type de longévité témoigne généralement d’une clientèle satisfaite qui revient.
Vos questions sur l’intervention d’un exterminateur
Vos questions avant d’appeler un exterminateur
Combien coûte une intervention d’extermination au Québec ?
Selon les fourchettes de prix publiées en 2025, comptez entre 200 $ et 1 200 $ au Québec. Plus précisément : 300 $ à 500 $ pour les rongeurs, 250 $ à 600 $ par visite pour les punaises de lit (plusieurs visites souvent nécessaires), et autour de 1 000 $ pour les fourmis charpentières. Le coût dépend de l’ampleur de l’infestation et du nombre de traitements requis.
Les produits sont-ils dangereux pour mes enfants et mon chat ?
Les exterminateurs certifiés utilisent des produits homologués par Santé Canada avec des protocoles de sécurité stricts. Après séchage (généralement quelques heures), les surfaces traitées sont sécuritaires. Votre technicien vous donnera des consignes précises : temps d’évacuation, zones à éviter temporairement, précautions pour les animaux. N’hésitez pas à poser la question avant l’intervention.
Combien de temps avant que le problème soit réglé ?
Ça dépend du nuisible. Pour les souris, si les points d’entrée sont colmatés, comptez 2 à 3 semaines. Pour les punaises de lit, plusieurs visites sur 3 à 4 semaines sont souvent nécessaires. Les fourmis charpentières peuvent demander un suivi sur 1 à 2 mois. Méfiez-vous des promesses de résolution instantanée : une éradication sérieuse prend du temps.
Que se passe-t-il si les nuisibles reviennent ?
C’est là que la garantie écrite entre en jeu. Un pro sérieux repasse sans frais si le problème réapparaît dans le délai convenu (souvent 3 à 12 mois selon le nuisible). Demandez toujours les conditions exactes avant de signer. Si on vous refuse une garantie écrite, c’est un signal d’alarme.
Comment se déroule une inspection ?
Typiquement : le technicien arrive, fait le tour de votre propriété (intérieur et extérieur), identifie les signes d’activité et les accès potentiels. Comptez 30 à 45 minutes. Il vous explique ensuite ce qu’il a trouvé, le traitement proposé et le coût. Cette inspection devrait être gratuite chez la plupart des entreprises sérieuses. Pour les infestations de coquerelles, consultez ce guide sur la gestion professionnelle des infestations de blattes.
Votre prochaine étape
Si vous lisez cet article, c’est probablement que les pièges du commerce ne fonctionnent plus. Ça ne veut pas dire que vous avez mal fait : ça veut dire que le problème dépasse ce que ces outils peuvent régler.
Avant d’appeler, faites le tour de votre maison avec une lampe de poche. Notez où vous voyez des traces (crottes, dégâts, chemins de passage). Prenez des photos. Ces informations aideront le technicien à cibler son inspection et vous éviteront de payer pour un diagnostic plus long que nécessaire.
La vraie question n’est pas « est-ce que ça vaut le coût ? ». C’est « combien vous coûtera l’infestation si elle continue de s’étendre ? »